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Ode à l’anormalité

On traite souvent de fou (ou un synonyme) les gens qui s’éloignent de la « normalité ».

Personnellement je trouve ces gens extrêmement intéressants. C’est justement leur différence qui, par contraste, nous fait prendre conscience du fonctionnement du monde et de ses alternatives. Et c’est en ayant conscience d’une chose qu’on peut ensuite l’analyser. Et comme j’adore analyser, j’adore aussi les « fous ». Ce n’est pas un hasard si Luna Lovegood est l’un de mes personnages préférés de la sage Harry Potter.

Les fous donc.

Et puis il y a l’autre option. Parfois, s’écarter de la normalité amène à être qualifié de « contre-nature ». Ce qui est extrêmement violent car, quoiqu’on en dise, l’Homme fait partie de la nature, donc traiter quelqu’un de contre-nature reviendrait à l’exclure du genre humain, et même du monde dans sa globalité.

Cette insulte n’a pas de sens pour moi. Et ce qui est encore plus insensé, c’est le fait même que l’anormalité soit considérée comme un défaut (généralement majeur qui plus est).

Revenons à la base. J’ai appris à l’école que la norme, c’est ce qui caractérise la majorité de la population. Cette majorité se regroupe autour de la moyenne calculée pour un indicateur donné au sein de la population. Plus on s’écarte de cette moyenne, moins il y a de personnes concernées, jusqu’à atteindre le seuil de l’anormalité.

Bien sûr, caractériser une population est complexe, et les paramètres considérés ne donnent pas toujours une répartition selon une courbe gaussienne. Dans ce cas, on ne devrait même pas parler de norme.

Mais quoi qu’il en soit, être anormal, cela signifie tout simplement être en dehors de la norme, donc de la majorité. Je ne vois aucun problème à ça ?

Je suppose que le problème arrive lorsque le mot norme dérive de son sens initial pour désigner une règle à suivre dans une société.

J’ai l’impression que les deux sens se mélangent aujourd’hui dans l’insulte anormal. On traite d’anormal(e) celui ou celle qui ne correspond pas à la majorité tout en l’accusant de ne pas se plier aux règles. Pourtant faire partie de la majorité n’a jamais été une règle et ne le sera sans doute jamais (croisons les doigts).

Les personnes dérangées par l’anormalité le sont sans doute car cela remet en question leur structure et leur modèle internes. Cela est d’ailleurs à mon sens bénéfique, bien que sûrement désagréable. Mais peu importe à quel point ils le souhaiteraient, faire partie de la majorité n’est pas une obligation. Et si l’entièreté de la population devenait comme la majorité, les concepts de majorité et de norme n’auraient plus lieu d’être !

Bref, j’aime l’anormalité. Et lorsque je me fais traiter de folle, c’est l’un des compliments que je préfère !

Louise

Pour consulter son blog : https://louve-voyage5.webnode.fr

Merci de partager ce bel article !

Meli May, Libératrice de curiosités

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